7 MILLIARD D’UNIVERS ?

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Pourquoi l’homme affronte t’il les périls de la montagne, de l’océan, du désert, du domaine aérien ou spatial ?

Ne serait-ce pas pour les mêmes raisons qu’il explore avec avidité les mondes virtuels des univers imaginaires auxquels la pensée lui donne accès ? En effet, du rêve aux jeux vidéo, de la littérature au cinéma, à mon avis, l’homme ne fait qu’essayer de retrouver le sentiment d’une liberté plus large et plus ancienne.

Sans préjuger de la façon dont l’être humain est apparu sur Terre, il est à peu près certain qu’au début, il y fut en petit nombre. L’univers auquel son regard donnait accès était infini en rapport de la taille de ses jambes et de la portée de son bras. Sans limites… et juste pour lui. Mais avec le temps, la multiplication de l’espèce amena la division de l’espace.

C’est ainsi que le jour vint ou un homme que l’on nommera Kaeïn bâti des murs pour préserver une portion de terre. Tout en plantant des poteaux et en dressant des pierres, il se souvenait de la prairie immense ou, tout jeune, il pouvait courir en riant, gardant les yeux fermés jusqu’à rouler dans l’herbe.
Depuis cette époque bénie bien des foyers s’étaient installés ici et là. C’était vraiment bien d’avoir des voisins. C’était des possibilités nouvelles, des forces multipliées, des amours, des joies et des rires aussi. Mais, si cela continuait, ses enfants et petits-enfants ne pourraient jamais courir comme lui-même l’avait fait. Sans parler des chèvres et des moutons que certains avaient domestiqués et dont lui-même ne supportait pas la proximité envahissante ni le goût excessif pour les fruits poussant ici.

C’est pour cette raison qu’il suait en dressant des murs sous le regard curieux des voisins les plus immédiats. Ces murs « C E S » allaient bientôt devenir ses murs « S E S ». La propriété allait naître. La prison aussi… Un peu plus tard ce serait le tour de Jésus et de Marx.

Les millénaires ont passés et aujourd’hui, nous sommes 7 milliards sur une planète que nous ne pouvons pas encore quitter (et que nous saignons à blanc au dépens des générations futures, mais c’est une autre histoire). Cette liberté d’autrefois est devenue si contrainte par le nombre, que beaucoup en ont même oublié le concept.

Heureusement, il reste des espaces infinis où nous pouvons choisir d’inviter ou pas amis et voisins. Ce sont les espaces de la pensée, du fantasme, du rire et de l’imaginaire. 7 milliard d’hommes cela pourrait-il faire 7 milliard d’univers différents ?

Si on vous y invite, si vous le voulez, vous pouvez y aller. Inutile de frapper avant d’entrer, il n’y a pas de porte, juste une couverture à tourner. Celle du livre que vous avez choisi… Mais en attendant tournez donc cette page en cliquant ici car il vient d’y avoir du nouveau au Néolithique.

 

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